Facebook et l’affaire Cambridge Analytica qu’en retire-t-on ?

Après une semaine que les communiqués ont éclatés depuis le début de l’affaire Cambridge Analytica et qui ont tous pointés du doigt le PDG du réseau social Facebook, Mark Zuckerberg s’est enfin avancé pour rebondir sur la situation.

Mais finalement qu’est-ce que c’est cette affaire Cambridge, et que doit-on en retenir ?

L’histoire de toute cette histoire :

Filiale américaine de la société britannique de marketing ciblé SCL, Cambridge Analytica est connue pour avoir fourni des solutions de collectes de données et de ciblage d’audience pour la campagne de Donald Trump mais également pour le groupe pro-Brexit Leave.eu

Le New York Times a avancé que des copies des données obtenues par Cambridge Analytica existent toujours, et que certains journalistes ont même pu les consulter.

En 2014, Cambridge Analytica veut récolter et analyser des profils d’électeurs, et se tourne vers un chercheur russe Aleksandr Kogan  pour créer un test psychologique sous forme d’une application Facebook baptisée thisismydigitallife.

Selon l’enquête du Times et du Guardian, Kogan a vendu ces données pour un million de dollars à Cambridge Analytica. Vendre ou partager des données avec un tiers est interdit par Facebook. Selon l’enquête, l’entreprise de Mark Zuckerberg était au courant depuis 2015 mais c’est seulement aujourd’hui qu’elle vient d’annoncer qu’elle avait suspendu Cambridge Analytica.

Et c’est ainsi que Cambridge Analytica a récolté les données de 50 millions d’utilisateurs Facebook avec plus de 270 000 téléchargements. Certains titres des médias ont annoncé une fuite ou un vol de données, mais il s’agissait bel et bien d’un détournement de réglages par défaut du réseau. Une chose est sûr c’est qu’il y a eu mensonge sur la finalité de l’application, car ce n’était pas un simple test psycho, mais une vraie récolte d’informations.

Après l’orage le beau temps ? du moins c’est ce qu’on espère.

Un règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) entrera en vigueur le 25 mai prochain à l’échelle européenne adopté par l’Assemblée nationale en février dernier. Une approche étatique, unifiée et plus transparente car si la récolte des données est possible elle doit sans aucun doute être réglementée.

Mark Zuckerberg qui était resté silencieux un peu trop depuis le début du scandale a reconnu “des erreurs” et sa “responsabilité dans ce qui se passe” sur Facebook.

Il a promis de limiter l’accès aux données personnelles par les applications tierces et d’informer tous les utilisateurs dont les données auraient pu être utilisées sans leur consentement. Le jeune PDG a aussi avancé que plusieurs audit auront lieu pour mieux sécuriser les données sur le réseau et il en cite :

-Facebook va effectuer un audit « de toutes les applications ayant eu accès à de grandes quantités de données personnelles ». Avant 2014, utiliser une app comme Farmville ou un test de personnalité donnait accès aux données de tous ses amis sans que ces derniers soient au courant.

-Si un utilisateur n’a pas utilisé une app depuis trois mois, les données partagées avec le développeur seront réduites au nom, adresse email et photo de profil.

-Un nouvel outil permettra de facilement contrôler à quelles données une application a accès.

 

Sources :

https://www.20minutes.fr/web/2240719-20180320-affaire-cambridge-analytica-faut-faire-proteger-donnees-facebook

https://www.20minutes.fr/high-tech/facebook/2241847-20180322-video-affaire-cambridge-analyticafacebook-mark-zuckerberg-excuse-reconnait-erreurs

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0301468858898-facebook-contre-attaque-dans-laffaire-cambridge-analytica-2163127.php

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/03/21/la-pression-politique-se-fait-plus-forte-sur-facebook_5274137_4408996.html

 

Laabid Yousra.



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